J'avais un rêve, tandis que l'humanité avançait d'un bras ballant comme un babouin robotisé, je rêvassais à la lueur d'espoir frôlant le creux de tes pupilles dilatés. Mais la raison avait éteint ton regard si juvénile d'avant. Il suffisait de peroxyder tes cheveux autrefois pour sentir cette liberté voler aux éclats du vent... J'avais un rêve... Où ton visage ravagé par la beauté de tes larmes n'avait plus de sens sans l'amour que tu me portais. J'avais un rêve, putain, un rêve, ou je frissonnais à l'aube d'un bonheur certain. Comme un sanglot précieux de liberté volé? Mais la tristesse a rongé mes os. Ma naïveté d'enfant s'en est allée, et j'en crève, effondré. Je songeais à un rêve, ou ton battement de coeur rythmait mon bonheur. Un rêve... ce rêve, le rêve, mon rêve. C'est un frisson entier de bien être. Les vannes de mon coeur s'ouvrent comme un long chagrin doux et mélancolique. C'est terrifiant cette propagande, ces mensonges, ces diffamations, et la musique s'éteint laissant sa place à la cupidité ambiante. Le corps vide et sans âme, je pouvais y songer: j'avais un rêve. Les bécasses gloussent de contre verses puérils et déconcertantes, j'implore le silence, le néant. La connerie humaine a des limites restreintes qui me fatiguent, et je le sais bien, les rêves s'estompent quand l'espoir n'est pas la